Un rapport sur la préparation du baccalauréat professionnel en trois ans
Au terme de quatre années qui ont suivi la création du baccalauréat professionnel en trois ans, si d'importantes réussites sont observées lorsque les conditions, d'ouvertures de sections, de recrutement des élèves, de mise en œuvre des programmes, sont respectées, le bilan de la mise en place de ce parcours de formation est toutefois fortement contrasté. Ainsi, l'enthousiasme suscité lors de la mise en place de cette expérimentation, a laissé place parfois à une certaine perplexité voire à une réticence de la part des enseignants, des élèves ou des apprentis et des responsables institutionnels, compte tenu des difficultés de recrutement et d'une insuffisance d'encadrement.
La préparation au baccalauréat professionnel en trois ans a été mise en place à la rentrée 2001 dans le cadre d’une expérimentation dont les modalités ont été définies par la note DESCO A7 du 18 octobre 2001.
Au terme de la quatrième année, cette expérimentation concerne prés de 14 spécialités STI pour environ 1300 élèves et 300 apprentis1 actuellement en première année. Les conditions d’ouverture de ces formations, les modalités de recrutement des candidatures, l’adaptation des programmes, la définition des parcours de formation sont très variables d’un établissement à l’autre (EPLE ou CFAI).
Ce bilan, effectué par l’Inspection générale, fait apparaître la diversité des situations rencontrées, les « bonnes pratiques » qu’il conviendrait de développer en formulant des propositions pour rendre plus lisible et plus efficace ce nouveau dispositif de formation. En annexe, il rappelle les propositions qui avaient été formulées lors d’un précédent rapport et qui ont été peu suivies d’effet.
Didier Prat est inspecteur général (secteur industriel) et correspondant académique de l'IGEN.